La structure des flaques.
 

Fausse politesse,

écran des vrais rapports de force.


Le président Giscard d'Estaing invite trois éboueurs au petit déjeuner (1974).

Quand au président Macron..., il a pour habitude de ne pas s'embarrasser des marques de l'hypocrisie par rapport à ses inférieurs hiérarchiques, et plus particulièrement ceux dont l'identité sociale est déjà rabaissée par la société. Son mépris à leur égard contribue à un style qui lui est propre. — Le style de Giscard (notamment lors du petit-déjeuner évoqué) relève de ce que Pierre Bourdieu a appelé la violence symbolique (concept d'une importance insurpassable). Celui de Macron relève plus simplement de la violence crasse.
 

Cours camarade,

le NOUVEAU monde est derrière toi. (1)


Paris, graffiti (1968).

Légaliser la PMA, l’appel de René Frydman (2017).

«J’ai un fils au congélateur»
En Californie, la congélation des ovocytes et des embryons est devenue un phénomène social et souvent pris en charge par les entreprises.
https://www.letemps.ch/societe/jai-un-fils-congelateur

Le pneu va-t-il devenir connecté et intelligent ?
Dans la suite logique de la voiture connectée et intelligente, le pneumatique s'apprête à devenir de plus en plus connecté. Et même doué d'une certaine intelligence.
http://www.lefigaro.fr/automobile/2018/10/18/30002-20181018ARTFIG00255-le-pneu-va-t-il-devenir-connecte-et-intelligent.php/

Les mentions (citations partielles) ci-dessus sont insuffisantes. J'en suis conscient. Même si le lien entre elles peut se concevoir, mon point de vue demande sans doute explication. Or, une telle explication est un gros morceau ! Je la repousse à plus tard. — Simplement, un commentaire sur la ligne concernant la PMA (procréation médicalement assistée).

Acronyme et bévue

Tout d'abord, "Légaliser la PMA", titre du journal Le Monde, résultat de la manie de faire court, constitue une formule fausse. En effet, il ne s'agit pas pour René Frydman de demander la légalisation de la PMA vu que ce dispositif est déjà ouvert aux femmes (aux couples ?) souffrant de problèmes reliés à l'infertilité. Il s'agit pour le professeur Frydman (ainsi que pour certains de ses confrères, acolytes et cosignataires d'un appel datant de 2016) d'élargir l'autorisation de la PMA aux femmes ne souffrant, dans ce domaine, d'aucune pathologie. Dans cet exemple singulier mais représentatif de la presse ordinaire, la manie de tout raccourcir compte davantage, apparemment, que le b-a ba de la rigueur — minimum de  rigueur d'autant plus nécessaire que le sujet est complexe.

Après cette remarque accessoire j'en viens au sujet proprement dit : tant qu'on ne m'a pas convaincu du contraire, élargir la procréation médicalisée et remboursée à des femmes que rien n'empêche de concevoir, de porter et de donner le jour à un enfant, et cela de manière naturelle ou tout au moins ne nécessitant aucune assistance technologique, médicale ou étatique, me semble questionnable. J'ai du mal à ne pas y voir le symptôme d'une société (une civilisation ?) qui dérape. Vers où ? — Dans une telle société, les assistés (avec tous les attendus et précautions que ce mot appelle) ne sont pas ceux qu'on croit. Assistance dévoyée ? Cette question me paraît intéressante mais je la laisserai pour l'instant de côté. Je signale qu’elle revient plus bas. Qu’on me permette par conséquent de glisser et de continuer, tout en m’excusant de certaines imperfections dont j’ai conscience et d’autres, présentes sans doute, mais qui m’échappent encore. Le côté lacunaire de cet article est par contre assumé. Sans prétention à dominer le sujet, il aura peut-être une suite.

PMA pour toutes, extension du règne de la marchandise et philanthropie de contrôle

La PMA pour toutes signifie notamment prendre un acte que, pour aller vite, on peut dire naturel et l’intégrer à un cadre hautement professionnalisé. Il s’agit là d’instaurer une nouvelle dépendance (nouveau département, nouveau rayon) au champ (à la panoplie déjà vaste et virtuellement illimitée) de la   technostructure. — Je précise que ce terme reste un concept à illustrer, partant du fait qu'il désigne a priori une série d'intervenants administratifs et financiers, un réseau technique mobilisant des méthodes et des appareillages, avec tout un personnel différencié et hiérarchisé ayant des qualifications spécifiques, certaines références culturelles, des croyances, des présupposés dotés d'un dénominateur commun mais pas forcément homogènes.

Avant de questionner cet aspect des choses, évoquons les représentations et les positionnements susceptibles d’enrober le soutien à la PMA pour toutes. Ce point concerne la partie de l’opinion publique, les influenceurs et les décideurs qui souhaitent l’élargissement des dispositifs de procréation médicalement assisté et du code légal qui va de pair.

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Des nouvelles du front aux nullités du fond

L'Humanité-marchandise transforme Marx en paquet-cadeau.


Tout est consternant dans l’encart publicitaire ci-dessus. Mais le pire me paraît être la formule « en cadeau, le livre politique le plus diffusé au monde », et plus précisément : « le plus diffusé au monde ».
L’argument de vente (il s’agit de vente au sens propre — d’un numéro hors-série — et au sens figuré — faire gober, séduire)… l’argument de vente, donc, repose sur le succès mondial de l’ouvrage choisi comme livre-cadeau. Que Le Manifeste du Parti communiste ait conservé une pertinence, soit historiquement intéressant, possède une vraie qualité littéraire, cela n’importe pas. L’argument de l’Humanité pour valoriser ce livre (et se promouvoir du même coup) provient de son statut de best-seller. L’Humanité nous dit : Faites comme tout le monde, consommez les têtes de gondoles, Le Manifeste est un produit de grande consommation, une bonne raison (la seule invoquée) pour l’avoir vous aussi !
N’étant pas Roland Barthes (cet encart eût peut-être intéressé l’auteur des Mythologies), je renonce à pousser l’analyse à fond. D’autres fils analytiques resteraient à tirer pour épuiser la substance de ce riche indice d’abdication consumériste consommée.
Que cet encart soit marginal par rapport à l’essentiel du journal en atténue-t-il le sens ? Ne peut-on croire, au contraire, qu’on ne se révèle jamais mieux que lorsqu’on se relâche ? Ne peut-on invoquer ici la formule précieuse postulant que l’enfer est dans les détails ?
Le style vaguement parodique présent dans cet échantillon ne réalise aucune distanciation. S’y accentue encore la polarisation et le complexe d’infériorité de l’Humanité par rapport à l’univers du marketing. En cela, cet organe de presse est en conformité avec la société environnante, laquelle se définit notamment par son immersion culturelle, sa noyade dans et son noyautage par l’univers du marketing.

En complément : Le journal L'Humanité en cessation de paiement
 

Simulacre philanthropique et Meilleur des mondes (1)

Libertés myopes qui pavent les voies de l'oppression.

 

Simulacre philanthropique et Meilleur des mondes (2)

Sollicitude d'affichage qui prépare et pare les voies de la domination.

 

Cours camarade,

le NOUVEAU monde est derrière toi. (2)

À propos de la PMA pour toutes (suite)


Droit à la PMA pour toutes et immixtion invasive du Capital dans tous les aspects de la vie

Au delà de la prise en compte des droits des personnes homosexuelles, ce sont des justifications incomplètes et une complaisance multiforme qui se profilent. Un des ressorts du soutien à l'extension du droit à la PMA pour toutes me paraît relever d'un mélange d'opportunisme électoral et d'une bienveillance facile, le tout dans un confort mutuel d'affichage progressiste. Un autre aspect de cette complaisance me semble être un défaut d'attention quant à ce qui se cache derrière les nouveaux espaces conquis par la technologie. — Défaut d'attention ou fascination ? Soumission à l'air du temps ou désir hypnotique ? Défaut de réaction ou réaction d'enchantement ? (si ce rapprochement de termes n'est pas contradictoire — l'enchantement au sens ici retenu étant ce qui inhibe toute réaction vitale — enchantement = état de régression de l'opinion progressiste dans un réflexe sans réflexion d'approbation conditionnée devant les simulacres du progrès)

Le déterminant essentiel (quoique pas forcément unique) présent derrière l'avancée de l'assistance technologique, n'est-il pas le Capital qui impose ses intérêts froids (lesquels rejoignent une demande chaude) ? Le Capital ne domine-t-il pas et ne phagocyte-t-il pas le débat, ne réussit-il pas à transformer son prisme en fétiche, ne maquille-t-il pas sa logique abusive en fausse philanthropie ? Sans rencontrer encore sur le terrain en question de résistance éclairée à sa mesure, le Capital ne déplace-t-il pas à son avantage la ligne de front d'une guerre de séduction ? Alors que l'enjeu ne rencontre pas encore de résistance à sa hauteur, alors que de nombreux secteurs sociaux accueillent les nouveaux dispositifs avec la faveur de leurs désirs, de leur blanc-seing ou de leur indifférence, n'est-il pas légitime de voir là de nouvelles puissances et de nouveaux sortilèges qui s'avancent selon une logique déshumanisante ?

Les remarques précédentes, en dépit de leur manque de précision empirique, touchent à une dimension qui me paraît fondamentale. — Croyant que l’hypothèse et l’angle d’approche évoqués sont incontournables, il me paraît néanmoins, ici comme ailleurs, nécessaire de confronter les hypothèses à des faits attestés et des relations démontrables. — Je précise ici que mon questionnement part d’un postulat systémique mais n’évacue pas la multiplicité des facteurs. Je ne m’attends pas à découvrir que le professeur X possède des parts chez plusieurs opérateurs d’ingénierie médicale et que c’est uniquement le point de vue cynique de ses retours sur investissement qui détermine sa position sur tel ou tel enjeu de politique médicale Et même si le professeur X est un investisseur avisé, toutes ses prises de position ne peuvent unilatéralement découler de la gestion à raz de terre de son portefeuille financier ni d’un plan de carrière dont la réussite dépendrait uniquement de son niveau de revenus. — Les voies d’influence du Capital sont autant indirectes que directes. Le Capital possède la puissance d’induire la prévalence de ses fins par mille circuits contournées. Il imprègne les logiques en vigueur. Il oriente la chaîne des finalités selon les impératifs de son développement. Il démontre sans cesse son aptitude à confondre de manière aussi fallacieuse que convaincante ses buts avec l’intérêt social.

Je pense que les enjeux sociaux (ici le champ de la PMA) ne se présentent pas sous forme d’amas épars mais s’intègrent dans une structure historique. Cette structure n’est pas une machine parfaite et la puissance du Capital n’est sans doute pas le seul moteur et pivot dans la détermination des phénomènes sociaux. Dire cela c’est pondérer la boussole structuraliste, systématiste et moniste, tout en la considérant comme un informant de premier plan. — Pour conclure ces précisions et précautions, et pour accueillir à bras ouverts la complexité de mise, je signale, si besoin est, que je n'entends pas stigmatiser a priori toute entreprise capitaliste (que celle-ci agisse dans le secteur médical ou dans d'autres). — Remarque sémantique : les termes « entreprises capitalistes » et « Capital » (avec ou sans capitale) ne visent pas le même sens. Autant, dans son intention, le terme « entreprises capitalistes » semble insuffisant à désigner un type d’objet utilement défini autant « Capital » (en dépit de sa polysémie et une fois l'intercompréhension ajustée sur l'acception désirée) me paraît, dans sa généralité, correspondre à l’abstraction à la fois colossale et versatile qui caractérise le phénomène désigné. — Reconnaître la diversité du monde des entreprises (de leur organisation et de leurs productions) n’empêche pas de penser que l’influence générale du Capital, sa domination totalitaire et fréquemment inavouée, est aussi invasive que nuisible à l'intégrité humaine ou, dit de manière moins solennelle, au droit de respirer, de vaquer, d'interagir indépendamment.

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Cours camarade,

le NOUVEAU monde est derrière toi. (3)

À propos de la PMA pour toutes (suite)


Conquête démocratique ou servitude volontaire ?

La PMA pour toutes pose la question des droits et de la puissance. Ses défenseurs la présentent comme un couronnement dans la conquête de nouveaux droits. Mais autour de cet enjeu, se constitue un jeu de rôle. Parmi les parties prenantes mentionnons d’abord les personnes concernées au premier plan, puis les encadrants corporatifs et spécialisés, la technostructure environnante et intéressée, la dynamique sécuritaire (logique du contrôle philanthropique), sans oublier l’enfant à naître... Cette rapide énumération laisse laisse de côté d’autres instances, tant la configuration est complexe. Dans cette affaire, la lucidité élémentaire peut-elle faire autrement que pressentir un jeu de dupes ? L’autonomie revendiquée des « clientes » — des patientes — de la PMA ne peut-elle apparaître comme une allégeance, comme l’acceptation de se soumettre à une machine administrative, technologique et corporative ? Dans la volonté d’imposer un changement du cadre légal, ne voit-on pas en action une logique néfaste à ce qui serait la prise en charge autonome des moments de leur vie concrète par des sujets actifs et créatifs ? Ne peut-on distinguer, dans un même groupe social, ses porte-parole et ses relais, (face A) une intervention capable à faire changer les choses au sommet (face B) la négation d’un réseau social potentiel capable de mettre en œuvre, le cas échéant, une procréation non-médicalement assistée (ou du moins hors-cadre institutionnel) avec donneur informel ? D'un côté, une réelle capacité d'influence, de l'autre un refus de prendre ses affaires en main.

Derrière le droit des personnes ne peut-on voir la menace de l’abus de pouvoir ? Les mères en puissance et patientes virtuelles de la PMA ne s’intègrent-elles pas dans un jeu de dominées-dominantes-dominées-dominantes ? — Type de phénomène à la fois paradoxal et ordinaire. Les mères en puissance et patientes de la PMA pour toutes ne se placent-elles pas dans des rôles contradictoires ? Ex-dominées et partiellement reléguées (ceci dit en parlant vite, car l’homosexualité demeure dans une relégation modifiée), elles deviennent à la fois agent d’influence et d’imposition (d'un changement légal et civil), puis objets de soin-domination par le corps médical, avant de s’octroyer un statut royal et pouvoir imposer un empire symbolique total du féminin sur l’enfant. — Rejeter purement et simplement ce dernier point revient à un déni. Déni de l’enjeu de prise de pouvoir, d’emprise, de négociation souhaitable et de rapport de force qui va de pair avec la parentalité de manière générique et avec la maternité de manière plus spécifique. Derrière la libération affirmée ne peut-on ressentir une extension de l’aliénation ? Une part de cette aliénation retombant (ironie du sort ou logique confusément désirée ?) sur les femmes bientôt patientes de la PMA pour toutes (le droit ouvert ayant pour corollaire la soumission symbolique et technique à une machinerie).

Un autre aspect de cet écosystème coloré de dépossession se trouve dans le terrain gagné sur l’ensemble de la société.

Cette évolution signifie une modification du rapport de force en faveur de la technostructure, un renforcement de ce qui la constitue et l'entoure. On y constate le renfort concomitant de la pseudo-philanthropie du contrôle. — À l'heure où une partie de la société (gilets jaunes) dénonce les abus du contrôle technique, en l'occurrence celui des voitures, une partie des acteurs sociaux réclame l'introduction d'un nouveau type de contrôle technique, celui-là sur des corps de femmes. Le contrôle technique médical existait déjà au stade du prénatal, de l'accouchement, du postnatal. La PMA pour toutes étend, sans nécessité médicale, le contrôle technique au stade de la conception. Intervention, test, suivi = contrôle, intervention d'appareils et de spécialistes.

Largement contradictoire avec le principe d’autonomie, la PMA pour toutes est une avancée de la sphère marchande. Est-il besoin de souligner l’enjeu financier pour l’ingénierie médicale que représente l’extension de la PMA ? Cette extension représente des profits de toutes sortes pour le secteur économique concerné. Il s’agit d’un effet d’aubaine financière, un appel d’air technique, une victoire culturelle pour la marchandisation de tout. — Plus spécifiquement, l'extension du droit à la PMA en France c'est toujours ça de rattrapé pour l'industrie française dans la compétition internationale.

Le remboursement par la sécurité sociale n’enlève rien à cet aspect des choses, en accentue l’effet de voile, brouille les pistes. Cette prise en charge par les comptes de la nation constitue une subvention publique à l’ingénierie médicale et comporte un motif de critique supplémentaire en tant que ligne de dépense contestable. — Cette affaire illustre comment l'industrie peut mettre à profit l'état social pour développer ses profits. Ce mic mac montre comment l'économie libérale cherche à s'ouvrir des marchés et à marquer des points en manipulant les ressources étatiques et les causes philanthropiques.

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Cours camarade,

le NOUVEAU monde est derrière toi. (4)

À propos de la PMA pour toutes (suite et fin provisoire)


Augmentation du coefficient d’aliénation disponible

Avant de suspendre ce balayage d’horizon, une question synthétique pointe, pour ne pas dire s’impose : l'horizon de la toute puissance n’est-il pas — médaille de Janus — à la fois l’envers, le voile et la voie vers l’empire de l’impuissance ?

Dans ce jeu, le risque d’aliénation peut concerner des figures diverses (et selon des agencements volontiers paradoxaux). Une part du nouveau coefficient d’aliénation disponible concernerait sans doute un des aspects les plus fréquemment évoqués dans le procès hétéroclite (et nécessairement difficile) fait à la PMA pour toutes : le déni du droit et du besoin anthropologique d'un lien au père. — Cette aliénation-dépossession-diminution est identifiable. Elle peut éventuellement être discutée en tant que vérité trop simple lorsqu’elle est appuyée de manière trop dogmatique. Mais, loin que le problème s’y résume, n'est-elle pas une parmi d'autres dans un Maelstrom, circuit et réseau d'aliénations où les jeux de maîtrise s’agencent, se complètent, se concurrencent pour déboucher finalement dans des effets pathétiques de dépossession ?

S’interroger sur l'ouverture de la PMA aux femmes homosexuelles et placer cette mesure dans son contexte n'est pas une mince affaire ! Je tenterai de mettre en liens quelques points de vue qui rejoignent et peuvent étayer mes impressions. J’essaierai de repérer quelques documents intéressants (Interviews de spécialistes, praticiens, promoteurs, usagères des dispositifs en question, opposants et intervenants circonspects, sites web de structures impliquées dans les pratiques et les dispositifs concernés, ouvrages...). Parallèlement, j'ajouterai peut-être quelques compléments. — Il serait notamment intéressant de  de se pencher sur la domination numérique de forces réactionnaires et traditionalistes dans l'opposition à la PMA pour toutes.

Quant au cœur du sujet, un élargissement de l'objet social d'abord considéré me paraît utile. — À la PMA pour toutes, ne faut-il pas logiquement adjoindre tout dispositif de PMA-AMP s'adressant à un public non-affecté par un problème de stérilité défini comme déficience d'une fonction naturelle ? Ainsi, se rattacherait au thème considéré la congélation d'ovocytes en vue d'une utilisation différée. Cette opération est difficilement assimilable à une finalité de soin. On vise là autre chose qui est de permettre aux utilisatrices de ce type de technique de mieux organiser leurs propres vies. Il s'agit d'une sorte d'assurance ou d'épargne pour une éventuelle grossesse ultérieure.

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