Après un an et demi d'interruption, Quelques fragiles réactions vitales sort de son sarcophage et reprend sa publication.

Quelques commentaires pour cette nouvelle période :

Ceci n'est (toujours) pas un blog


Ni journal d'un invividu ni journal d'une entité (groupe, espace sociétal ou autre). Pas de régularité chronologique (vingt pages en quatre ans)).

Monde malade de ses expressions ou expressions malades de leur monde ?

Internet est contemporain du néo-capitalisme proliférant et de la frénésie signalétique qui l'accompagne dessin N. GUIDI (avec pour corrollaire un  mimétisme compétitif qui s'exprime souvent dans les blogs et les dénommés réseaux sociaux). Mais il n'en est pas le produit et nombre de ses composantes demeurent non-solubles dans la valorisation financière, ses cultures et ses dérivés. Internet reste un espace pluraliste et conflictuel, multiculturel au niveau de ses contenus, lieu de résistance face aux tenants du tout-marchand, terrain de nouvelles formes de citoyenneté dans le champ du droit et de l'infrastructure logicielle (voir april.org). (suite...)

J'essaie d'éviter la manie de nombreux blogueurs qui déversent "tout" ce qui leur arrive et expriment tout ce qui les démange, les dérange ou les enthousiasme - domaine trop vaste sur lequel mille autres blogs disent plus ou moins la même chose (voir ci-contre).
Le site reste organisé autour de thèmes et de rubriques. Cette organisation évoluera d'ailleurs pour plus de clarté (voir ci-dessous), sans pour autant adopter une spécialisation trop stricte - je n'ai pas envie d'annuler toute marge floue, tout chevauchement entre différents registres, ce serait dommage.
D'autre part (c'est visible, mais je le précise), Quelques fragiles réactions vitales ne repose pas sur un patron préfabriqué. Je réalise moi-même le support de mise en page. (Mais j'envisage dans l'avenir d'intégrer quelques bouts de préfabriqués, des modules ici ou là, par exemple pour faciliter une intervention des lecteurs)
Un réaménagement est prévu  afin de séparer davantage 1) les aspects intimes (égoscopie et alterégoscopie, ces micro-romans qui parlent de moi ou de certains êtres croisés ou fréquentés, sous forme souvent - quoique pas toujours - elliptique), et 2) les textes portant sur l'espace public. Les deux sont liés, puisque mon regard, même lorsqu'il est objectiviste, journalisticoïde, ou même théorique (c'est rare mais ça arrive) part toujours d'une émotion intime. Mais, pour les visiteurs, il peut sembler confus de voir se succéder sur la même page une chronique sur l'urbanisme et une semi-indiscrétion égotique (voire érotique).
Je ferai donc cette concession à la lisibilité de distinguer les deux, mais je les laisserai se confronter, parfois, lorsqu'ils font image l'un avec l'autre.   lundi 28 juin 2010
Les encarts de cette page d'accueil sont anciens (quoique non périmés, et en gros acceptables comme identifiants).
Je me pencherai toutefois sur la maquette de cette page dans un délai point trop lointain. lundi 19 juillet 2010
Ce mercredi 17 septembre 2008, à la une de La Provence : La machine molle
« Europe Marseille capitale ». Marseille n'est plus seulement capitale européenne de la culture mais devient capitale de l'Europe. A force d'exagération on arrivera à Marseille capitale de l'univers. Après la propagande à laquelle a donné lieu la candidature, voici le deuxième acte d'une entreprise vociférante (...)

Quelques fragiles - accueil


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Pensée courte :
Qui marche pieds nus ne se mouille pas les chaussettes.
Pensée tyrannisée :
Aimer à la puissance haine.
Pensée lucide :
Ne pas abandonner ce que vous n'avez
aucun intérêt à ne pas me donner.
Pensée saine :

DO IT YOURSELF YOURSELF.
Pensée profonde :
Etre admiré c'est déjà déchoir.
Variante du jour suivant :
Nul ne saurait s'innocenter de l'admiration qu'il suscite.
Nécessaire mais non suffisant :
Aménager sa quiétude ou et accomplir son inquiétude.
Autres maximes républicaines
(...)

premier édito : Dans mon petit corbillon qu'y voit-on ?

Tout d'abord, des peintures de Nicole GUIDI, sans lesquelles l'ensemble aurait du mal à exister (...)
une lettre personnelle à vocation publique, dans laquelle (...)
une note de lecture avec un exemple  du filtre mystificateur qui rend l'avanie plus ergonomique (...)
La mystification réapparaît dans un autre texte, à propos des élections (...)
Au travers de ce site c'est généralement (...) qui s'exprime,
mais parfois (...)

le 9 juillet 2007 / (...)

image Nicole GUDI


Pas de page pour juin 2008, mais des compléments à l'article Marseille capital d'août 2007
Et sur la même page, ne manquez pas : l'actualité du 23 rue Thubaneau...
La municipalité Gaudin privatise les profits et socialise les pertes : elle rachète deux immeubles qu'elle avait livrés à la spéculation
dix ans plus tôt (...)
 
(passante rue de la République)

 
Ci-dessous : une petite galerie Nicole GUIDI - Série Les lits, datant d'il y a quelques années.
Les tailles des reproductions ne sont pas en proportion des originaux.
Pour l'actualité de Nicole, peinture fraîche et travaux en cours : nicoleguidi.blogspot.com Pour un tour d'horizon : nicoleguidi.com Prochaine expo. à partir du mercredi 1er octobre 2008, à l'éclat de verre, près du Rond-point du Prado, Marseille.

 - N.GUIDI, Qui... -
 - N.GUIDI, Qui... -
 - N.GUIDI, Qui... -
 - N.GUIDI, Qui... -
 - N.GUIDI, Qui... -
q uelquesfragilesàouvatonpointorg
Sauf mention spéciale : textes et photos de l'auteur du site.

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Dernière modif.
26 07 2010

de dévoiement d'une identité populaire.

Artistes et acteurs culturels postulent dans une campagne dont les finalités leur échappent.

Dans cette confusion, il convient de rappeler quelques réalités.

Un projet
La machine molle
Marseille capitale européenne de la culture (suite)
anti-social et raciste sous-tend, depuis plus d'un siècle, la gestion municipale marseillaise.
Le pauvre, l'immigré, le non-soluble, voilà l'objet du délit, ceux que l'on veut exclure de la centralité urbaine qu'ils ont l'insolence d'occuper.
Les mandatures Gaudin se sont particulièrement distinguées dans ce sens.
Même lorsque les immigrés font du commerce et ne sont pas si pauvres, l'idéologie misérabiliste les rabat sur une image de pauvreté et les exclut d'un droit de cité plein et entier.

Contribuer aux réjouissances de Marseille capitale de la culture c'est participer au projet urbain et politique en cours, vis à vis duquel ces réjouissances sont une façade promotionnelle.

Petit trait d'optimisme pondéré :

Les stéréotypes de l'ingéniérie urbaine n'ont pas la capacité de sortir le centre-ville de Marseille de sa vocation de territoire populaire et cosmopolite. Ils peuvent démembrer des espaces, mais bon an mal an l'organisme vivant (la vraie ville) n'a pas d'autre choix que de se reformer sur les schémas antérieurs, sur des lignes de forces qui ont la vie dure.
Pour influer durablement sur une entité aussi massive qu'une ville, il faut en accompagner certaines tendances.
C'est spécialement vrai de Marseille, où la centralité populaire a une énorme puissance démographique et industrieuse qui s'appuie sur une histoire profonde et un caractère de ville-port impossible à évacuer.
Il n'est pas sûr que les stratégies, la (encre Nicole GUIDI) dynamique économique et (anti-)sociale, les montages financiers invoqués par les aménageurs aient une force suffisante pour "reconquérir" durablement le centre-ville. Il est douteux que le capital financier et les classes moyennes aient un besoin vital des premier et deuxième arrondissements de Marseille. Il est probable que les paris des édiles n'aboutiront qu'à une mutation artificielle et fragile. La gentryfication résidentielle du centre ville n'aura pas lieu.
Le retrait de Lone Star et la faillite récente de Lehman Brothers, propriétaires successifs, par filiales interposées, d'une centaine d'immeubles sur la rue de la République, montrent combien il est périlleux de s'en remettre à des investisseurs spéculatifs.

Voir pour plus de détails : Nouvelles questions à la stratégie municipale.

Seule une politique qui accepterait certaines évidences et accompagnerait le mouvement organique de la ville, serait à même d'en améliorer la qualité.
Au lieu de ça, sans pour autant atteindre leurs objectif, c'est à un gâchis qu'aboutissent les recettes des normalisateurs et des capitalistes de l'immobilier, du mobilier, de la grande distibution, et les ordonnateurs des festoyances artistiques sans lesquelles il manquerait ce supplément d'âme au projet global.

Le festival tournant des capitales européennes de la culture relève d'un totalitarisme festif.
A Marseille, il s'agit de publicité pour un projet de promotion immobilière, de normalisation sociale et culturelle.
Au delà de la culture des artistes - à laquelle, souvent avec raison, plus personne ne s'intéresse - la culture qui s'avance c'est celle de la perte de sens, du bruit, d'une vantardise proportionnelle à sa vacuité.


Transformer l'avanie en occasion ?

Cette machinerie à grand spectacle peut être l'occasion pour des voix minoritaires de fourbir quelques armes d'intelligence, afin d'analyser dans quel monde on voudrait nous conduire - celui déshumanisé de la gestion marketing.

Ces quelques lignes ne dispensent pas d'une lecture plus fouillée, et de lectures particulières.
C'est juste pour ne pas rester sans voix. Voici peut-être un thème pour les années à venir.