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Ce mercredi 17 septembre 2008, à la une de La Provence :
La machine molle
« Europe Marseille
capitale ».
Marseille n'est plus seulement capitale européenne de la culture mais devient capitale de l'Europe.
A force d'exagération on arrivera à Marseille capitale de l'univers.
Après la propagande à laquelle a donné lieu la candidature, voici le deuxième acte d'une
entreprise vociférante (...) |
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avril 2006 septembre 2006 novembre 2006 février 2007 mars 2007 mai 2007 août 2007 octobre 2007 janvier 2008 mars 2008 avril 2008 duchampisteries mai 2008 juillet 2008 août 2008 octobre 2008 novembre 2008 Sommaire thématique «Au cours de certaines périodes, la construction d'immeubles de logements... » «Quelques silhouettes, visages et apparences...» «Au départ, simple précision sur une utilisation du terme célibataire emprunté à Marcel Duchamp, ces notes...» « Un homme sur le seuil... »
Pensée courte
Qui marche pieds nus ne se mouille pas les chaussettes. Pensée tyrannisée Aimer à la puissance haine. Pensée lucide Ne pas abandonner ce que vous n'avez aucun intérêt à ne pas me donner. Pensée saine DO YOURSELF YOURSELF. Pensée profonde Etre admiré c'est déjà déchoir. Variante du jour suivant Nul ne saurait s'innocenter de l'admiration qu'il suscite. Autres maximes républicaines (...) Nécessaire mais non suffisant Aménager sa quiétude et accomplir son inquiétude. |
Pas de page pour juin 2008,
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Dans mon petit corbillon qu'y voit-on ?Tout d'abord, des peintures de Nicole GUIDI, sans lesquelles l'ensemble
aurait du mal à
exister...
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uelquesfragilesàouvatonpointorg
Sauf mention spéciale : textes et photos de l'auteur du site. Ce site émet des sons dont la perception nécessite un équipement spécial. ![]() ![]() |
Pas de page en septembre 2008 - mais des ajouts
sur des pages
existantes. |
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de dévoiement d'une identité populaire.
Artistes et acteurs culturels postulent dans une campagne dont les finalités leur échappent. Dans cette confusion, il convient de rappeler quelques réalités. Un projet
La machine molle
anti-social et raciste sous-tend, depuis plus d'un siècle, la gestion municipale marseillaise.
Marseille capitale européenne de la culture (suite) Le pauvre, l'immigré, le non-soluble, voilà l'objet du délit, ceux que l'on veut exclure de la centralité urbaine qu'ils ont l'insolence d'occuper. Les mandatures Gaudin se sont particulièrement distinguées dans ce sens. Même lorsque les immigrés font du commerce et ne sont pas si pauvres, l'idéologie misérabiliste les rabat sur une image de pauvreté et les exclut d'un droit de cité plein et entier. Contribuer aux réjouissances de Marseille capitale de la culture c'est participer au projet urbain et politique en cours, vis à vis duquel ces réjouissances sont une façade promotionnelle. Petit trait d'optimisme pondéré :
Les stéréotypes de l'ingéniérie urbaine n'ont pas la capacité de sortir le centre-ville de
Marseille de sa vocation de territoire populaire et cosmopolite. Ils peuvent démembrer
des espaces, mais bon an mal an l'organisme vivant (la vraie ville) n'a pas d'autre choix que de se reformer
sur les schémas antérieurs, sur des lignes de forces qui ont la vie dure.
Pour influer durablement sur une entité aussi massive qu'une ville, il faut en accompagner certaines tendances. C'est spécialement vrai de Marseille, où la centralité populaire a une énorme puissance démographique et industrieuse qui s'appuie sur une histoire profonde et un caractère de ville-port impossible à évacuer. Il n'est pas sûr que les stratégies, la
dynamique économique et (anti-)sociale, les montages financiers invoqués par les aménageurs
aient une force suffisante pour "reconquérir"
durablement le centre-ville.
Il est douteux que le
capital financier et les classes moyennes aient un besoin vital des premier et deuxième
arrondissements de Marseille. Il est probable que les paris des
édiles n'aboutiront qu'à une mutation artificielle et fragile. La
gentryfication résidentielle du centre ville n'aura pas lieu.
Le retrait de Lone Star et la faillite récente de Lehman Brothers, propriétaires successifs, par filiales interposées, d'une centaine d'immeubles sur la rue de la République, montrent combien il est périlleux de s'en remettre à des investisseurs spéculatifs. Voir pour plus de détails : Nouvelles questions à la stratégie municipale. Seule une politique qui accepterait certaines évidences et accompagnerait le mouvement organique de la ville, serait à même d'en améliorer la qualité. Au lieu de ça, sans pour autant atteindre leurs objectif, c'est à un gâchis qu'aboutissent les recettes des normalisateurs et des capitalistes de l'immobilier, du mobilier, de la grande distibution, et les ordonnateurs des festoyances artistiques sans lesquelles il manquerait ce supplément d'âme au projet global.
Le festival tournant des capitales européennes de la culture est une manifestation du
totalitarisme festif.
Il s'agit, à Marseille, de publicité pour un projet de promotion immobilière, de normalisation sociale et culturelle. Au delà de la culture des artistes - à laquelle, souvent avec raison, plus personne ne s'intéresse - la culture qui s'avance c'est celle de la perte de sens, du bruit, de la vantardise sur du vide. Transformer l'avanie en occasion ? Cette machinerie à grand spectacle peut être l'occasion pour des voix minoritaires de fourbir quelques armes d'intelligence, afin d'analyser dans quel monde on voudrait nous conduire - celui déshumanisé de la gestion marketing. Ces quelques lignes ne dispensent pas d'une lecture plus fouillée, et de lectures particulières. C'est juste pour ne pas rester sans voix. Voici peut-être un thème pour les années à venir. |
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