dessin N. GUIDI
Hors modif. de détail, le site ne sera pas actualisé d'ici mars 2009. Bonne visite tout de même.
Ce mercredi 17 septembre 2008, à la une de La Provence :
La machine molle
« Europe Marseille capitale ». Marseille n'est plus seulement capitale européenne de la culture mais devient capitale de l'Europe. A force d'exagération on arrivera à Marseille capitale de l'univers. Après la propagande à laquelle a donné lieu la candidature, voici le deuxième acte d'une entreprise vociférante (...)

Quelques fragiles - accueil


+ -

Pensée courte
Qui marche pieds nus ne se mouille pas
les chaussettes.
Pensée tyrannisée
Aimer à la puissance haine.
Pensée lucide
Ne pas abandonner ce que vous n'avez
aucun intérêt à ne pas me donner.
Pensée saine
DO IT YOURSELF YOURSELF.
Pensée profonde
Etre admiré c'est déjà déchoir.
Variante du jour suivant
Nul ne saurait s'innocenter de l'admiration qu'il suscite.
Autres maximes républicaines (...)
Nécessaire mais non suffisant 
Aménager sa quiétude ou et accomplir son inquiétude.
image Nicole GUDI
Pas de page pour juin 2008,
(passante rue de la République)
mais des compléments à l'article Marseille capital d'août 2007
Et sur la même page, ne manquez pas : l'actualité du 23 rue Thubaneau... La municipalité Gaudin privatise les profits et socialise les pertes : elle rachète deux immeubles qu'elle avait livrés à la spéculation 10 ans plus tôt...

Dans mon petit corbillon qu'y voit-on ?

Tout d'abord, des peintures de Nicole GUIDI, sans lesquelles l'ensemble aurait du mal à exister...
une lettre personnelle à vocation publique, dans laquelle...
une note de lecture avec un exemple  du filtre mystificateur qui rend l'avanie plus ergonomique...
La mystification réapparaît dans un autre texte, à propos des élections...
Au travers de ce site c'est généralement... qui s'exprime,
mais parfois...
La Une misère environnementale - paysagère et politique - est l'objet de témoignage et d'analyse...
La préférence est donnée à un singulier qui n'exclut pas le collectif mais qui
bannit le général.
Adieu L'Homme, La Mort, L'Incommunicabilité, L'Absurde, L'Universel indéfini !

(le 9/07/07)

suite...


Dernière modif.
24 12 2008


q uelquesfragilesàouvatonpointorg
Sauf mention spéciale : textes et photos de l'auteur du site.
Ce site émet des sons dont la perception nécessite un équipement spécial.

(css)
(xhtml)

Pas de page en septembre 2008 - mais des ajouts sur des pages existantes.

Ci-contre : une petite galerie Nicole GUIDI - Série Les lits, datant d'il y a quelques années.
Les tailles des reproductions ne sont pas en proportion des originaux.
Pour l'actualité de Nicole, peinture fraîche et travaux en cours : nicoleguidi.blogspot.com Pour un tour d'horizon : nicoleguidi.com Prochaine expo. à partir du mercredi 1er octobre 2008, à l'éclat de verre, près du Rond-point du Prado, Marseille.

 - N.GUIDI, Qui... -
 - N.GUIDI, Qui... -
 - N.GUIDI, Qui... -
 - N.GUIDI, Qui... -
 - N.GUIDI, Qui... -

de dévoiement d'une identité populaire.

Artistes et acteurs culturels postulent dans une campagne dont les finalités leur échappent.

Dans cette confusion, il convient de rappeler quelques réalités.

Un projet
La machine molle
Marseille capitale européenne de la culture (suite)
anti-social et raciste sous-tend, depuis plus d'un siècle, la gestion municipale marseillaise.
Le pauvre, l'immigré, le non-soluble, voilà l'objet du délit, ceux que l'on veut exclure de la centralité urbaine qu'ils ont l'insolence d'occuper.
Les mandatures Gaudin se sont particulièrement distinguées dans ce sens.
Même lorsque les immigrés font du commerce et ne sont pas si pauvres, l'idéologie misérabiliste les rabat sur une image de pauvreté et les exclut d'un droit de cité plein et entier.

Contribuer aux réjouissances de Marseille capitale de la culture c'est participer au projet urbain et politique en cours, vis à vis duquel ces réjouissances sont une façade promotionnelle.

Petit trait d'optimisme pondéré :

Les stéréotypes de l'ingéniérie urbaine n'ont pas la capacité de sortir le centre-ville de Marseille de sa vocation de territoire populaire et cosmopolite. Ils peuvent démembrer des espaces, mais bon an mal an l'organisme vivant (la vraie ville) n'a pas d'autre choix que de se reformer sur les schémas antérieurs, sur des lignes de forces qui ont la vie dure.
Pour influer durablement sur une entité aussi massive qu'une ville, il faut en accompagner certaines tendances.
C'est spécialement vrai de Marseille, où la centralité populaire a une énorme puissance démographique et industrieuse qui s'appuie sur une histoire profonde et un caractère de ville-port impossible à évacuer.
Il n'est pas sûr que les stratégies, la (encre Nicole GUIDI) dynamique économique et (anti-)sociale, les montages financiers invoqués par les aménageurs aient une force suffisante pour "reconquérir" durablement le centre-ville. Il est douteux que le capital financier et les classes moyennes aient un besoin vital des premier et deuxième arrondissements de Marseille. Il est probable que les paris des édiles n'aboutiront qu'à une mutation artificielle et fragile. La gentryfication résidentielle du centre ville n'aura pas lieu.
Le retrait de Lone Star et la faillite récente de Lehman Brothers, propriétaires successifs, par filiales interposées, d'une centaine d'immeubles sur la rue de la République, montrent combien il est périlleux de s'en remettre à des investisseurs spéculatifs.

Voir pour plus de détails : Nouvelles questions à la stratégie municipale.

Seule une politique qui accepterait certaines évidences et accompagnerait le mouvement organique de la ville, serait à même d'en améliorer la qualité.
Au lieu de ça, sans pour autant atteindre leurs objectif, c'est à un gâchis qu'aboutissent les recettes des normalisateurs et des capitalistes de l'immobilier, du mobilier, de la grande distibution, et les ordonnateurs des festoyances artistiques sans lesquelles il manquerait ce supplément d'âme au projet global.

Le festival tournant des capitales européennes de la culture est une manifestation du totalitarisme festif.
Il s'agit, à Marseille, de publicité pour un projet de promotion immobilière, de normalisation sociale et culturelle.
Au delà de la culture des artistes - à laquelle, souvent avec raison, plus personne ne s'intéresse - la culture qui s'avance c'est celle de la perte de sens, du bruit, de la vantardise sur du vide.


Transformer l'avanie en occasion ?

Cette machinerie à grand spectacle peut être l'occasion pour des voix minoritaires de fourbir quelques armes d'intelligence, afin d'analyser dans quel monde on voudrait nous conduire - celui déshumanisé de la gestion marketing.

Ces quelques lignes ne dispensent pas d'une lecture plus fouillée, et de lectures particulières.
C'est juste pour ne pas rester sans voix. Voici peut-être un thème pour les années à venir.